Zé et
son collègue Milou sont en train de tchatcher à l'angle
du boulevard d'Athènes et de la Canebière :
- Ca marche d’enfer, les Couique et tout ça. Oh
Zé, et si on s’associait et on ouvre un fastefoude,
dit Milou.
-Ah ouais! Bonnard ! Mais il faudrait un nom qui se la pète
en peu... Un truc facile à retenir...
- Moi je sais, on va l’appeler "Mes couilles Mickey".
- Oh jobastre ! Avé un nom pareil, y a aura jamais dégun!
- Dégun, tu dis ? Et lui, là.... Regarde un peu
le monde. Et il s’appelle "Ma queue Donald".
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A l'époque
de la grande équipe de 92, Zé et son neveu
sont devant le stade Vélodrome juste avant l'ouverture
des grilles.
- O' fan, Kévin, j'ai oublié les places à la
maison. Tu y vas en courant.
- Dac, tonton.
- Et fonce, hein, qu'on va louper le début, sinon!
Comme Zé habite avenue de Mazargues, dix minutes après,
le petit est de retour. Il est essoufflé et semble affolé.
- Tonton, tonton!!!
- Quoi ! quoi !...Qu'est-ce qu'il y a ? tu les as pas ?.
- C’est pas ça tonton. Mauvaise limonade... c’est
foutu pour le match!
- Mais qu’est ce qu’y a ! Accouche !
- A la maison, il y avait tantine allongée par terre dans
l’entrée. Elle bouge pas, elle respire pas. Tonton,
je crois qu'elle est morte.
- Oh putain, tu m'as fait une de ces peurs ! A voir ta figure,
je croyais que Papin, il jouait pas.
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Zé est
parti en safari cette année. Devant un casa au bar
des platanes, il raconte à Olive sa chasse au lion.
Un cauchemar :
- Je suis dans la clairière, je vois le lion, j'épaule,
je tire ... peng ....et je le rate ! Alors, le lion il me voit,
et il me court après ...
- Oh putain con, et il te radague et il te bouffe ?
- Mais non ! je cours, je cours. Tu sais comme je cours.... Sauvé.
Je vois un arbre et je monte à l'arbre. ...Mais le lion,
il grimpe aussi
- Oh putain con, et il te radague et il te bouffe ?
- Attends, je monte tout en haut de l'arbre.... et le lion, il
monte aussi...
- Oh putain con, et il te radague et il te bouffe ?
- Mais attends je te dis. il y a une branche maousse alors, je
rampe sur la branche pour m'éloigner du tronc..... seulement
voila cet encatané de lion, il rampe aussi...
- Oh putain con, et il te radague et il te bouffe ?
- Oh mais dis, Olive, ties avec moi ou avec le lion ?
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Deux minots jouent
au foot dans un , quand l'un d'eux est attaqué par
un pitbull. L'autre a juste le temps d'arracher une planche
de la clôture proche et de l'abattre sur le chien,
lui brisant la nuque. Un journaliste qui passait par-là se
précipite pour interviewer le garçon. Il commence
par noter : "Un jeune supporter de l'O.M. sauve son
ami d'une mort sanglante".
- Mais, je suis pas un supporter de l'O.M... dit le garçon
- Mais tu es pour quelle équipe alors ?
- Je suis pour le PSG ! Répond le garçon.
Le reporter barre la ligne déjà écrite et
recommence son article : "Un jeune voyou assassine froidement
le compagnon à quatre pattes d'une honnête famille
marseillaise".
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Zé doit
faire un tour chez le toundaire, rapport à la nuque
longue.
- Allez chef, c’est à nous. Zou, assieds toi là ...
Alors, comme je te les coupe.
- Ecoute-moi bien : tu va me faire une spéciale... Tu
me fais une fausse raie sur la gauche avec une frange mi longue
devant. Derrière tu me fais un dégradé asymétrique...
asymétrique, tu m’ entend bien.... , A droite tu
me frises un peu, léger, hein pas de trop, mais que ça
ce voit quand même... , la patte de droite tu la laisses
plus longue que celle de gauche et au dessus des oreilles, tu
me fais des zigzags.
- Oh, Zé, t’ies gaga ? C'est quoi, cette coupe ?
- C'est quoi cette coupe, tu me dis, figure de poulpe ? C'est
celle que tu m'as fait le mois dernier.
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Zé et
Méhu types sont à la terrasse des flots bleus.
Le garçon arrive :
- Messieurs ?
- Un pastis, dit Zé.
- Alors ça fera deux pastis, dit Méhu.
Pris d'un éclair de lucidité le Zé se ravise
alors
- Euh... tias raison, je prendrai deux pastis aussi!
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Dans
la cours de récré, trois minots discutent ferme
:
- Ouais moi, mon père, il est chef d'entreprise. Il a
la Béhèmme. Il roule à plus de 200. L'autre
jour, on est allé à Sanary. On est parti à 2h.
A 2h et quart, je me baignais à la Plage Dorée.
Trop fort, il est, mon père.
- Moi, mon père, il joue à l'OM. Il a la Ferrari.
Tin, ca fonce à 350 km/h. Dimanche, on a été à Monaco
pour le match. On est parti à 4 h. A 5h, on était
au stade. Ca fait que mon père, il l'enfume, ton père...
- Et bè, moi, mon père, il est receveur à la
Poste Colbert. Il a une 2CV de l'autre monde. C'est un vrai avion
! Même que, tu vois, il finit son travail à 5h.
Eh bè tous les jours, tu vois, à 4 heures et demie,
il est déjà à la maison.
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NOUVEAU
PROVERBE MARSEILLAIS
Mieux vaut avoir la maladie de Parkinson que celle d'Alzheimer,
car il est préférable de renverser un peu son pastis
que d'oublier de le
boire ...
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Un jour de semaine,
où tout le monde travaille, un vieux marseillais des
beaux quartiers se promène sur le quai du coté du
fort St-Jean. Là, il voit un jeune, torse nu, allongé par
terre, en train de se radasser au soleil. La vrai lagremuse.
Le vieux s'approche et lui fait :
- Oh minot à ton age, tias pas honte ? C'est tout ce que
tu as à faire ?
- Excusez, l'oncle, qu'est ce que je devrais faire, d'après
vous ?
- Moi, ton age, je travaillais dur. Tu devrais faire pareil...
- Ah ouais ? Et pourquoi faire ?
- Bé ! pour gagner de l'argent, couillosti !
- Ah ouais ? Et pourquoi faire ?
- Il est pas beau lui ! Pour être riche comme moi, bougre
de fada
- Ah ouais ? Et pourquoi faire ?
- Quand tu seras riche, tu pourras te reposer et bien profiter
de la vie !
- Ah ouais ! et qu'est ce que je fais là, à votre
avis?.
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Les animaux du
zoo de la Barben vont partir en congé
L'ours polaire dit :
- Moi je suis un ours, j'ai une bonne fourrure, ma femme et mes
petits aussi, alors on va en famille au pôle nord.
Sur ce le dauphin dit :
- Moi j'ai la peau lisse, ma femme aussi, et mes gamins aussi,
de plus un peu de chaleur nous fera du bien, je m'en vais nager
aux Antilles.
La girafe dit :
Avec nos grandes pattes et notre long cou, nous préfrons
partir dans les grandes plaines africaines.
Puis vient le tour du crocodile qui annonce :
- Et bien moi j'ai une grande gueule, ma femme a une grande gueule,
mes deux petits commencent à avoir une grande gueule…donc
on va aller à Marseille.
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Un jour dans
un train, en Savoie, un Parisien (avec son écharpe
du PSG), un Marseillais (avec son écharpe de l'OM)
et une jolie Norvégienne sont dans le même compartiment
. Ils roulent comme ça, sans se parler, depuis des
heures quand un tunnel vient plonger le train dans l'obscurité la
plus totale. On entend alors un bruit de baiser, immédiatement
suivi d'un bruit de baffe. Quand le tunnel se termine, que
la lumière revient, le Parisien se tient la joue droite
qu’il a fort rouge.
Le Parisien se dit :
- Le Marseillais a du embrasser la Norvégienne, elle a
cru que c'était moi et elle m'a collé un pain.
La Norvégienne pense :
Le Parisien a du vouloir m'embrasser mais il a loupé son
coup et a embrassé Le Marseillais qui n'a pas apprécié.
Le Marseillais se dit :
Au prochain tunnel, je refais le bruit du bisou et j’en
remet une autre à cet enfoiré de Parisien
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Sur le Vieux-Port,
une poissonnière marseillaise crie à une de
ses collègues :
- Oh, Ginette ! J'ai une grande nouvelle à t'annoncer!
Ecoute ça, ma belle : je marie ma fille !
- Oh la putain !
- Non pas celle-là, l'autre...
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Zé est
bon camarade. Mais il a un petit défaut. Il déteste
payer sa tournée. Ses collègues du Bar de Platanes
en ont un peu marre de la situation et décident un
jour de lui donner une petite leçon. Arrivés
en avance au Bar, ils se dépêchent de passer
la commande et les voilà en train de se faire une
petite contrée, le verre à coté de chacun,
quand le Zé déboule.
- Oh, vous avez déjà commencé ?
- Eh voui ...
- Et vous avez déjà commandé la tournée
?
- Eh voui...
- Et vous l'avez fait essprès de pas m'attendre ?
- Eh voui ?
Et ils se poussent du coude en rigolant sous cape. Le Zé est
furax:
- Bande de saligauds! Tè, puis que c'est comme ça
je vous parle plus !
Et le voilà qui se dirige vers le comptoir sans les calculer.
Nono regarde tout ça d'un air goguenard.
- Ca va Zé ? Alors qu'est ce que je te sers?
- Un verre d'eau !
- Ties malade ?
- Non, je suis pas malade, mais je veux un verre d'eau. Tu me
le sers ou pas ?
Résigné, Nono lui rempli un verre. A la table de
contrée, les autres sont estrassés de rire.
- Regarde-le moi, ce raspi !
- Sur. Il a tellement d'oursins dans les poches qu'il veut même
pas allonger pour son propre Ricard!
Zé prend sa commande, sans rien dire va s'assoir à une
table tout seul a l'autre bout du bar et pose le verre d'eau
tout doucement bien devant lui. L'air inspiré, il attrape
un fil un peu long qui dépasse de sa chemise et le casse
d'un coup sec. Puis, tenant le fil entre deux doigts, il commence à le
tremper souplement dans le verre avec un léger mouvement
de bas en eau. Les autres, qui le regardent faire du coin de
l'oeil, rigolent de plus belle. Le Zé ne bronche pas.
Dix minutes se passent...
- Il est en train de virer complètement gaga, ce couillosti.
- Eh je crois qu'il a compris, cette fois
- On y a été un peu fort quand même.
- Vouais, allez, c'est bon... Va le voir, Méhu et demande
z'y ce qu'il fait. Il me fait peine...
Méhu se lève et s'approche de la table de Zé.
Celui ci, imperturbable, continu de tremper son fil dans le verre
d'eau.
- Oh Zé! qu'es tu fais ?
- Chuuuut! Je pêche ...
- Mais ties fada ou quoi ? Tu pêche dans un verre d'eau,
maintenant ? Et qu'est que tu vas prendre ?
Alors le Zé lêve la tête et a un petit sourire...
- Bè, je sais pas moi...Comme toi, tè... un Ricard
!
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Zé raconte à ses
collègues du Bar des Platanes ses exploits de chasse
en sirotant son Ricard:
Dimanche, je suis été à Canjuers pour la
chasse. J'ai un cousin qu'il est militaire là-bas. Ca
faisait pas une heure que j'étais à l'agachon du
coté du Malaï. J'avais pas vu une grive, pas un chacha,
rien. D'un coup, je me vois débouler un de ces sanglier …. énorme.
Parole, il faisait au moins 600 kg. Une bestiasse comme j'en
avais jamais vu. J'avais le fusil de mon frère, qu'il
est malade, peuchère, qu'il peut pas sortir. Je tire …peng… pile
entre les deux yeux ! ! ! Té il est tombé net,
tout balès qu'il était. Tu parles si j'était
content. Mais, espère un peu .. Quand il a fallut le ramener à la
voiture, oh putain, impossible de le lever.. Alors, qu'est ce
que j'ai fait ? J'ai sorti mon couteau de survie, j'ai découpé les
deux cuisses, et tant pis pour la carcasse. Je l'ai laissé dans
les kékés....Et je repars à la voiture,
vu que c’était déjà tard. Bonne journée,
je me dis, c’est Zize qu’elle va être contente.
Je met le fusil en bandoulière, une cuisse sur chaque épaule
et faï tira ... Ca faisait pas 5 minutes que je marchais,
qu'est ce que je vois, sur le chemin, juste devant moi…..un
cerf ! ! ! Sans mentir, au moins 500 kg, le cerf. Et moi, comme
un con, j'avais le fusil en bandoulière et une cuisse
sur chaque épaule et...
A ce moment, Nono le patron du bar l'appelle : Oh Zé,
bouge,! Y a les condés. Lève ta voiture, tu vas
te faire empéguer.
Le Zé lâche tout : le Ricard, la conversation et
gicle du bar comme un avion. Deux minutes plus tard, il est de
retour ... vide son verre cul sec et fait : Bon alors, j'en étais
où de mon histoire?
- Tiavais une cuisse sur chaque épaule.
- Ah ouais. Alors, j’avais une cuisse sur chaque épaule
et j’ai donné, j’ai donné.... J’ai
assuré toute la nuit comme une bête ! La fille,
elle appelait sa mère, parole !
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Momo fonçe à 230
km/h sur la rocade du Jarret avec sa Suzuki gonflée
quand du coté de la Timone, il se retrouve nez à bec
(il a pas de casque, l'enclume !) avec un petit moineau.
Il fait une embardée pour éviter de prendre
le piaf en pleine gueule mais, pas de pot, la collision est
inévitable !!!
Un peu sonné, Momo voit, dans le rétroviseur, la
malheureuse petite bête faire des pirouettes sur le bitume,
puis tomber sur le dos, ailes étendues, au milieu du terre-plein
central.
Pris de remords, il plante un coup de patin, et ni une ni deux,
en faisant fumer les pneus dans un demi-tour de folie, il retourne
vers les lieux du drame. Chance! L'oiseau n'est pas mort !...
Il ramasse la bestiole inconsciente, la glisse dans son cuir
et se la ramène à la maison. Il lui achète
une petite cage, et l'y installe douillettement, avec un peu
de pain et une soucoupe d'eau pour quand il se réveillera.
Le lendemain, effectivement, le piaf se réveille, voit
les barreaux de la cage, le morceau de pain et la soucoupe d'eau,
se prend la tête entre les ailes et s'exclame :
- Oh Putain, merde!!! J'ai tué le motard ...et je suis
aux Baumettes!!!
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Deux bambins
vont voir leur grand père à la maison de retraite
de Montolivet:
-Papy Zé ! Papy Zé ! Tu nous racontes l'histoire
que tu étais dans la savane en train de faire le safari
????
- Mais je vous l'ai déja racontée au moins 200
fois, cette histoire!
- Allez ...steuplaaaaiiiit !!!!
- Zou, d'accord, je veux bien vous la raconter pour la 201ème
fois !
- Ouha ! Trop bon ! Merci Papy !
Et là, Papy Zé commence son histoire.
-Alors, j'étais dans la savane, je rampais dans les herbes,
comme ça (il fait les gestes avec les coudes)... Quand
tout a coup je te vois un lion ... énorme. Une bestiasse
terrible ! Un mastard ... Alors là, j'hésite pas
... je mets la poudre dans le fusil, la balle, je tasse (il tasse
avec la main) ... je vise entre les deux yeux (il vise)... Et
bang, je tire ! ... Oh putain, je me le manque, le lion, et lui
il me fonce dessus (il fait le lion qui court). Alors, vite je
remets de la poudre, je remet une balle, je tasse (il tasse avec
la main) , je vise en vitesse (il vise) et je retire ... bang
! Oh fatche je le rate encore, que la balle elle lui passe au
dessus de l'oreille gauche. Ni une ni deux, j'ai encore le temps
.... Mais tout juste ... Il reste à peine quelques mètres
entre lui et moi ...je remets la poudre, la balle, je tasse (il
tasse encore)....pas le temps de viser ... bang ! ... Misère...
Je le rate encore .... Et là, le lion, il est juste tout
près de moi qui va bientot me tchoker !! Je sens son souffle
chaud tout près de ma figure ... Et voila que je me cague
dessus ....
- Oh putain, mais nous aussi on a peur, Papy Zé ! on a
vachement peur !!
- Et non, couillon ! Qué peur ? C'est maintenant que je
me cague dessus !!!!
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Zé est
en train de se regarder tranquille "Auto-moto" comme
tous les dimanches matin quand téléphone sonne.
- Zé ! c'est Jeannot ! Ecoute... Y a Méhu qui est à la
Timone. Il a eu un accident avec la Béhemme hier soir.
- Oh l'enc' ! Qu’est-ce qui s’est passé ?
- C'est en revenant de boîte. Il était rond comme
un boulon. Et un con de platane qui a traversé...
- Et la Béhemme
- Laisse tomber... Y en a plus, fada ! On dirait une mini maintenant...
- Oh l'enc' ! Comment y va ?
- Traumatisme cranien, ils ont dit ...et ...il a perdu un bras.
Si tu y vas, annonce lui en douceur. Il est dans le coltar et
il le sait pas encore
- Oh ! Oh l'enc'... quelle chambre il est ?
- 217 !
Zé file à la timone, monte les escaliers quatre à quatre,
arrive devant la chambre 217 et entre.
D'un coup, Méhu ouvre un oeil et aperçoit Zé.
- Zé, c’est toi ? Qu'est-ce qui m'est arrivé ?
- Tias eu un accident. Tu t'es estramassé contre un platane.
- Et ma Behemme ?
- Elle est reléguée, Méhu... mais c’est
pas ça le pire. Méhu, dans l'accident tias perdu
ton bras gauche...
- Oh fatche ...Ma Rolex !
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Trois jeunes
cadres d'entreprise se retrouvent dans un bar à la
sortie d'un congrès. Ils boivent une mousse en devisant
sur les mérites de leurs écoles respectives.
Et la conversation continue jusque dans les toilettes.
Le premier qui a fini va se laver les mains puis se les sèche
longuement avec de multiples serviettes.
- Moi, j'ai fait l'ESSEC Paris. A l'ESSEC, on nous apprend à être
méticuleux ! dit-il.
Le second se lave les mains et se les sèche minutieusement
avec toute la surface utile d'une seule serviette.
- Moi aussi j'ai fait mes études à Paris, mais à HEC.
A HEC, on nous apprend à être méticuleux
bien sur, mais surtout efficaces.
Le troisième sort sans se laver les mains et jette au
passage.
- Moi j'ai fait l'Ecole de Commerce de Marseille. A Marseille,
on nous apprend à ne pas nous pisser dessus !
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Sur la Canebière,
Zé croise Gu, un ancien collègue de Tour Sainte.
- O' Gu, ça fait plaisir depuis le temps. Ca va bien ?
- Hé bé, ca va pas mal. J’ai ouvert le magasin
de fringues que je t’avais parlé. Que de l’italien,
la grande classe. Après je me suis agrandi. j’ai
ouvert le même à Aix, et puis à Nice, à Monaco
et le dernier à Saint Tropez. J’ai acheté la
Carrera et puis la Jaguar pour ma femme. Parce que je suis marié aussi.
Tu te souviens, de Zette, qu’elle a été « Miss
Tee-shirt mouillé » au Casino à Bandol. Je
l’ai marié l’année dernière.
On a une vie de roi. Le chalet à Pra-Loup l’hiver,
l’appart aux Lecques sur la plage, là où j’ai
le bateau. Un offshore. Des fois, on va en Corse pour le ouikende.
Mais je parle, je parle.... Et toi qu’es tu deviens ?
- Moi ? Je t'emmerde.
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Jésus
a choisi Marseille pour revenir sur Terre.
Afin de trouver du monde et se faire connaître, il entre
au Bar des Platanes.
- Bonjour mes frères, je suis Jésus de Nazareth,
je suis redescendu sur Terre pour vous sauver...
- Allez ça va… dégage! Pas de mendigots,
ici ... Va faire ton cirque ailleurs, bouche !
- Tu ne me crois pas ? Que puis-je faire pour te convaincre.
- He be si t'es Jesus, je sais pas, moi ! Fais un miracle...
Un vieux papet se dirige avec deux cannes vers la table de contrée.
Quand il passe à coté de lui, Jésus lui
met la main sur l'épaule et voilà le papet qui
lâche ses cannes et marche à la oineugaine...
-Tcheudeu, je le crois pas..., fait le patron, tu peux nous refaire
un autre truc ?
Jésus soupire
- Homme de peu de foi, tu veux encore une preuve ? Soit...
Un aveugle boit tranquillement son pastis au comptoir. Jésus
lui met la main sur les yeux et l'aveugle aussitôt de dire
:
- Fatche, Loule, tu pourrais au moins refaire la déco
de ton bar. Ca craint… Loule, le patron, est sans voix.
Jésus lui dit :
- Me crois-tu maintenant ?
- Si tu fais encore un miracle, on te croit, parole...
Jésus s'approche de Zé qui est dans un coin en
train de lire la Provence. Dès qu'il le voit arriver,
Zé se met à hurler :
- Putain, ne me touche pas, NE ME TOUCHE PAS !!!
- Mais pourquoi as-tu peur, mon frère. Je ne te veux aucun
de mal, seulement te guérir..."
- Me guérir ? Tu veux ma mort oui ! Ecoute, je suis employé à la
Sécu. Ca fait quatre mois que je suis en arrêt maladie.
Et j'ai bien l'intention que ca dure encore un peu...
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Méhu fait
son jogging comme tous les matins le long de la plage du
Prado. En courant, il manque de s'estramasser en mettant
le pied sur une vieille bouteille de coca déposée
là par les vagues. Il a un bouchon en liège
dessus et un papier tout jaune dedans, recouvert de signes
bizarres. Au moment où il défait le bouchon
pour sortir le papier et le lire... MAGIE ! Un génie
gicle de la bouteille comme un ressort !!!
- Tcheudeu ! ! (le génie devait avoir aussi une origine
marseillaise) Je suis esquiché de longue dans cette bouteille,
j'ai le dos ruinté. Tu m'as délivré, t'ies
bien brave ! Ca mérite un petit cadeau ... Alors, jeune,
qu’est ce que je peux pour toi ?
Méhu, un peu impressioné
- Un vœu c'est ça ? … Le génie opine….Attends
je réfléchis. … Ca va, j'ai trouvé.
Voilà : je vis à Marseille et ma nine, elle fait
un stage de 6 mois à Nouillorque. Alors je voudrais que
tu me fasses une autoroute Marseille - Nouillorque pour que je
puisse aller la voir aque la golf
Le génie sursaute.
- C’est ton voeu, ça ? T'ies fada ou quoi ? une
autoroute Marseille - Nouillorque?. Non mais tu imagines le boulot,
dis ? Oh jobastre, écoute, je suis génie et je
te dois un vœu, d'accord ! Mais, putain, s'il te plait pas ça....
fais-en un autre !
Méhu bougonne :
- Un autre ... un autre ... T'ies un drôle de génie,
toi ! Bon écoute, j'ai un autre problème avec ma
nine. Des fois…enfin, souvent ... on s'accroche un peu,
des choses d'amoureux, quoi…mais c'est passekeu j'arrive
jamais à capter ce qu'elle veut exactement. Alors voilà mon
vœu…Je veux que m'explique ce qui se passe dans la
tête des femmes, comment elles raisonnent, tout ça
... D'ac ? Le génie regarde Méhu... se gratte la
tête ... et lui répond :
- Ton autoroute, tu la veux à 2 ou à 3 voies ?
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A un concours
organisé par «La Provence», Zé a
gagné le premier prix : une croisière dans
les iles du Pacifique. Au début, super. La belle vie,
les filles, et les apéros de longue.... Mais un soir
qu’il il a fait un peu trop de mélanges et qu’il était
en train de nourrir les poissons avec le gigot aux flageolets
du midi, manque de bol, il glisse par dessus la rambarde
et le voilà dans le bouillon, avec le bateau qui file,
loin là bas sur la mer. Il nage comme un calu pendant
un jour entier, et fini par se retrouver sur la plage d’un
petit atoll perdu au milieu de nulle part. Désert....
Le Paradis s’est transformé en Enfer.
Pendant quatre ans, pas un bateau au large, pas un avion au dessus.
Le Zé a fini par faire une une croix définitive
sur son retour à Marseille et s’est organisé sa
petite vie. Un matin qu’il ramasse des moules dans les
rochers, il a le coeur qui manque lui sortir de la poitrine.
A l’ancre devant la plage, un petit voilier !
Il court comme un jobastre, se campe sur le sable en face du
rafiot et se me à brailler à pleins poumons. Une
fille sort sur le pont et lui fait signe de venir à bord.
Ni une ni deux, le Zé se jette à l’eau et
une minute plus tard,il embrasse le pont du "Fioupélan
II" comme si c’était la pelouse du vélodrome.
Parce que ce bateau, justement, il vient de Marseille.
- ça fait quatre ans que t'es ici. Quatre ans sans boire
un jaune. T’ias pas soif ?
- Sur, dit le Zé, j'ai le gosier tout desséché
- Espère un peu, j’ai tout ce qu’il faut...
Et voilà qu’elle lui offre un pastaga, avec les
olives, les caouètes et tout et tout.
- Si je comprend bien, ça fait aussi quatre ans que t'as
pas mangé l'aïoli.
- Oh povre, tias de quoi en faire un ? demande le Zé
- Attends, j’ai tout ce qu’il faut que tu vas te
régaler
Et elle lui prépare un aïoli de derrière les
fagots. Zé se régale et récure le plat.
- Mais, du coup, si je se trompe pas, ça fait aussi quatre
ans que t'as pas tiré, fait la fille d’un air coquin
- Je le crois pas, tias aussi amené les boules ?
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